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Nella mattinata il Santo Padre si reca nell’Aula del
Sinodo per partecipare alla sessione conclusiva del Congresso Teologico
Internazionale di Pneumatologia convocato in occasione
del 1600° anniversario del I Concilio di Costantinopoli
e del 1550° anniversario del Concilio di Efeso. Il
Santo Padre è accolto dal Presidente dell’ultima
sessione plenaria, Cardinale Agostino Casaroli, e dal
Presidente del Comitato Promotore del Congresso, P. José
Saraiva Martins, Rettore della Pontificia Università
Urbaniana. Dopo aver ascoltato l’indirizzo di omaggio del
P. Saraiva, che presenta il lavoro compiuto dalle diverse centinaia di pensatori, teologi e filosofi
convenuti da ogni parte del mondo, il Santo Padre
pronuncia il seguente discorso.
«
La grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu et la communion de
l’Esprit Saint soient avec vous tous» (2 Co 13, 13).
Permettez-moi,
chers frères et soeurs dans le Christ, de reprendre
ces mots de l’apôtre Paul aux fidèles de Corinthe,
pour vous saluer avec joie, au terme de cet important
congrès international de pneumatologie: congrès
important par la commémoration conciliaire qui lui a
donné naissance, important aussi par les thèmes fonda
mentaux qu’il a abordés, important encore par la présence
vraiment oecuménique de tant d’hommes éminents
appartenant non seulement à l’Eglise catholique, mais
aussi aux autre confessions chrétiennes, orthodoxe,
luthérienne, réformée, anglicane et méthodiste,
important enfin, parce que l’Esprit Saint qui en a été
l’objet, en a été aussi, comme vient de le dire le
Président du Comité préparatoire, le sujet, en ce
sens vous vous êtes mis à son écoute.
En
venant rendre visite au lieu même de vos travaux, la
salle du Synode des évêques, j’ai voulu vous
manifester concrètement à tous, membres du comité
promoteur et du comit6 scientifique du congrès, modérateurs,
relateurs, directeurs des groupes d’études, ainsi
que tous les intervenants, ma joie pour ces journées si
riches consacrées au mystère de l’Esprit Saint, et
ma confiance qu’elles porteront du fruit pour
l’Eglise. Car notre Eglise est l’Eglise de
1’Esprit Saint. Et la foi en I’Esprit Saint est au
coeur de notre foi chrétienne, comme le professe le
credo des saints concilies. C’est l’Esprit Saint qui
est au cœur de la sanctification des disciples du
Christ. C’est lui qui anime leur zèle missionnaire et
leur prière oecuménique. C’est l’Esprit qui est
la source et le moteur du renouveau de l’Eglise du
Christ.
Vos
interventions qualifiées l’ont souligné avec
l’autorité qui est la vôtre, de savants spécialistes
de l’Ecriture Sainte, de la patristique, de la
liturgie, de la théologie dogmatique et spirituelle, de
l’histoire, de l’oecuménisme. Et je me réjouis
avec vous de la signification que revêt ce congrès, et
de la portée qu’il prend pour la vie de tous les chrétiens,
au seuil du troisième millénaire de l’Eglise.
J’ai
moi-même vivement désiré qu’un tel congrès se
tienne, cette année, à Rome. Et vous savez pourquoi:
il était opportun et même nécessaire, d’approfondir
la connaissance de ce mystère de notre foi, celle de
nos Pères dans la foi, telle qu’ils l’ont exposée
dans les grands conciles dont nous avons célébré la mémoire,
lors de la dernière Pentecôte, mille six cents ans après
le premier concile de Constantinople, et mille cinq cent
cinquante ans après celui d’Ephèse.
Ce
jour-là, en présence de nombreux évêques, des vénérables
délégués du Patriarcat oecuménique de
Constantinople et des représentants des autres
Eglises et communautés ecclésiales, j’ai redit ma
conviction, que j’avais
exprime dans la Lettre apostolique du 25 mars 1981: «
Mon
intention est que ces événements soient vécus dans
leur profond contexte ecclésiologique. Nous ne devons
pas seulement rappeler ces grand anniversaires comme les
faits du passé; il nous faut leur redonner vie en notre
siècle et les relier intimement à la vie et aux tâches
de l’Eglise de notre époque, telles qu’elles ont été
message du concile de notre époque, le deuxième
concile du Vatican » (n.6: AAS 73,
1981, p. 520).
C’est
ce que vous avez fait, et je m’en réjouis. Après
avoir étudié la pneumatologie du premier concile de
Constantinople, la tradition sur l’Esprit Saint dans
les Eglises de l’Orient et de l’Occident, et les
divers aspect de la pneumatologie biblique, tant dans
l’ancien que dans le nouveau Testaments, vous avez
poursuivi vos travaux sur 1’Esprit Saint par la réflexion
théologique et en examinant l’expérience de.
l’Eglise aujourd’hui. Et vous les avez conclus de
manière significative sur «
l’Esprit
Saint, principe d’unité de l’Eglise »,
et
su «
l’Esprit
Saint et le renouvellement du monde »:
vaste
programme, enraciné dans la foi du credo: « Je crois en
l’Esprit Saint qui est Seigneur et qui donne la vie..,
qui, avec le Père et le Fils, reçoit même adoration
et même gloire. Je crois en Jésus-Christ qui a été
conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie ».
Cette foi qui est la notre aujourd’hui, c’est
la foi des saints conciles de Constantinople et
d’Ephès. C’est la foi qui n’a cessé d’être
professée et vécue au cours des siècles écoulés,
avec la grâce de Dieu. Cette foi est donc comme un arc
solidement tendu sur tout le déroulement de
l’histoire de l’Eglise. Certes, au long des temps et
au gré des lieux, l’unité de l’Eglise a connu de
douloureuses vicissitudes. Mais toujours cette foi des
grands conciles a continué, malgré les scissions et
les divisions, de rendre témoignage à l’unité
originelle, comme je le disais à l’homélie de la
dernière pentecôte. Et, ce faisant, cette même foi
est un puissant appel à retrouver, à partir de ce que
nous avons de plus fondamental et de plus cher en
commun, la plénitude de notre unité, enfin
reconstituée, par la force de l’Esprit. Cette foi
prend d’ailleurs un relief d’autant plus
significatif qu’elle est la clé de l’oeuvre de
Concile oecuménique Vatican II. Sous l’impulsion de
mes prédécesseurs Jean XXIII et Paul VI, avec le
concours de tous les évêques de l’Eglise catholique,
et en dialogue avec nombre de frères des Eglises et
communautés ecclésiales, ce concile n’a-t-il pas
voulu exprimer, en notre temps, ce que l’Esprit Saint
dit aux Eglises? Car « cet
Esprit, qui est unique et identique dans le Chef et dans
les membres, vivifie, unifie et meut tout le corps... Il
rajeunit l’Eglise par la force de l’Evangile, il la
rénove perpétuellement et la conduit enfin à
l’union parafaite avec son Epoux. Car l’Esprit et
1’Epouse disent au Seigneur Jésus: “Viens” (cf.
Ap. 22, 17). Ainsi l’Eglise universelle apparaît-elle
comme “un peuple rassemblé dans l’unité du Père,
du Fils et de l’Esprit Saint” (S. Cyprien, De Orat.
Dom. 23; PL 4, 553) » (Const. dogm. Lumen
gentium, nn.
7 et 4).
Aussi, très chers frères et sœurs dans le
Christ, voudrais-je vous remercier, et de tout coeur,
d’avoir répondu à l’invitation fraternelle qui
vous était faite, et d’avoir donné généreusement
une part de votre temps et de vos travaux, et cela de
manière exemplaire, vu le caractère oecuménique et
interdisciplinaire de vos recherches, conduites dans un
souci d’intelligence de la foi. Car l’homme de foi
n’est en rien limité par ce qu’il croit. Bien au
contraire, notre foi élargit nos horizons de pensée et
sollicite notre réflexion exigeante. Et je voudrais,
quant à moi, que de telles rencontres se multiplient,
tant leur besoin est grand aujourd’hui. Des nos jours
en effet, sessions de recherches, travaux de séminaires,
congrès d’études sont devenus plus indispensables
que par le passé, tant s’est élargi le champ des
investigations et se sont précisée les méthodes de
recherches, tant est forte l’aspiration à
communiquer avec les autres chercheurs et enseignants de
tous les continents. Oui, je le dis avec conviction, le
travail théologique sérieux et compétent est plus
que jamais nécessaire à l’Eglise et à tous les fidèles,
pour soutenir leur foi.
Déjà
mon prédécesseur Paul VI le disait, à l’occasion du
cinquième anniversaire de la Clôture du concile
oecuménique Vatican II: « Au lendemain d’un conche
qui fut préparé par les meilleures acquisitions du
savoir biblique et théologique, un travail considérable
reste à faire, notamment pour approfondir la théologie
de l’Eglise, et pour élaborer une anthropologie chrétienne
à la mesure du développement des sciences humaines et
des questions qu’elles posent à l’intelligence
croyante » (Exhortation apostolique lam
quinque annos, du
8 décembre 1970). Trop de vulgarisations superficielles
et insuffisamment fondées sont de nature à ébranler
la foi du peuple chrétien, cette foi des saints
conciles, transmise par la tradition vivant de
l’Eglise, authentifiée par son magistère, qui a reçu
à cette fin, selon saint Irénée, « un charisme
certain de vérité » (Adversus
Haereses IV,
26, 2; PG 7, 1053).
La
foi n’a rien à craindre du travail de
l’intelligence théologique, elle l’appelle au
contraire, pourvu qu’il soli mené avec la rigueur qui
s’impose à des chercheurs et I’esprit de foi sans
lequel il n’est pas de théologie digne de ce nom. Les
échanges qui stimulent vos travaux ne sont-ils pas, du
reste, la meilleure garantie de leur qualité, comme le
souci que vous avez d’en faire prolifère avec
discernement tout le peuple de Dieu? L’Apôtre le
disait à ses chers Corinthiens: « A chacun la
manifestation de l’Esprit est donnée en vue du bien
commun » (1 Co 12. 7). C’est en effet, selon
l’expression du concile œcuménique Vatican II
«
dans ce
sens
de la foi éveillé et nourri par l’Esprit de vérité
que le peuple de Dieu, fidèlement soumis à la conduite
du magistère sacré, accueille vraiment, non pas une
parole humaine, mais la parole de Dieu (cf. Th 2, 13),
qu’il adhère indéfectiblement à la foi qui fut une
fois pour toutes transmise aux saints (cf. Jude 3),
qu’il approfondit correctement cette même foi et la
met plus pleinement en oeuvre » (Const. dogm. Lumen
gentium, n. 12)
Je
souhaite donc de tout coeur que vos travaux profitent
largement aux chrétiens, aussi bien au plan de la
recherche désintéressée de la vérité que de sa mise
en pratique quotidienne dans la vie de l’Eglise à
travers le monde. Vos études ont contribué à mettre
en relief cette action multiforme de l’Esprit Saint,
à l’ouvre depuis les origines jusqu’à la fin des
temps, « remplissant l’univers » (Sag 1, 7), comme
aussi cet univers intérieur de nos âmes dont il est
l’hôte invisible, en même temps qu’il vivifie
l’ensemble de l’Eglise. Evoqué par les symboles les
plus expressifs de l’eau, du souffle et de feu, source
de vie, force d’animation, et principe de
purification, il est cet Esprit de vérité que le monde
ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit pas ni ne le
reconnaît, mais que vous connaissez, nous dit saint
Jean, parce qu’il demeure en vous (cf. Jn 14, 17).
Vous
l’avez vu à l’oeuvre dans l’ancien Testament et
dans le nouveau, à la source de la mission des prophètes
et des apôtres, au point de départ de la Création, au
principe de l’Incarnation, au coeur de la Rédemption.
Vous avez étudié les Pères grecs et les Pères
latins, les symboles et les professions de foi, la
tradition orientale et la tradition occidentale. Vous
avec fait connaître les divers enseignements en matière
de pneumatologie, qu’elle soit catholique, orthodoxe,
luthérienne, réformée, anglicane ou méthodiste.
Vous avez contemplé avec émerveillement les richesses
de la théologie et les trésors de la spiritualité chrétienne.
Vous avez scruté le mystère des rapports du Père, du
Fils et de l’Esprit à travers la difficile lecture
des versions orientale et occidentale du symbole de la
foi. Vous avez réfléchi à l’homme, tel que
l’anthropologie biblique nous le révèle, sarx et
pneuma. Vous avez vu l’Esprit au point de départ de
la mission comme au cœur de la vie de l’Eglise. Vous
l’avez contemplé à l’oeuvre, aussi bien pour
soutenir les institutions ecclésiales que pour susciter
les charismes dans les communautés chrétiennes, pour
donner à l’Eglise les ministères dont elle a besoin
pour soutenir sa vie de foi, au coeur du sens de la foi
de tout le peuple de Dieu. Mystère trinitaire, mystère
du Christ, mystère de l’Eglise! Partout, vous avez
retrouvé avec érmerveillement ce dynamisme de joie
dont la source et l’Esprit et dont l’élan
missionnaire emplit le temps et l’espace, pour former
le nouveau peuple de Dieu et l’acheminer vers sa plénitude
eschatologique: « A cette fin aussi, nous dit le
concile oecuménique Vatican IL, Dieu envoya
l’Esprit de son Fils, Seigneur et Vivificateur, qui
est, pour toute l’Eglise et pour chacun des croyants,
principe de réunion et d’unité dans l’enseignement
des Apôtres, dans la communion, dans la fraction du
pain et des prières (cf. Ac
2,
42) » (Lumen
gentium, n.
13).
Agissant
au coeur de la vie sacramentelle et liturgique, inspirateur
de la loi nouvelle, promoteur de l’action
missionnaire, artisan et restaurateur de l’unité,
l’Esprit Saint est même mystérieusement présent
dans les religions et les cultures non chrétiennes. Et
cela aussi, vous avez cherché à l’expliciter.
L’action de l’Esprit Saint peut susciter un progrès
à partir des pierres d’attente qu’elles comportent
et le concile Vatican II invitait lui-même les fils de
l’Eglise présents dans ces groupements humains à «
être familiers avec leurs traditions nationales et
religieuses, (à) découvrir avec joie les semences du
Verbe qui s’y trouvent cachées » (Déc. Ad gentes,
n. 11).
De
l’Esprit Saints aussi, ou pourrait dire: chacun en a
sa part, et tous l’ont tout entier, tant sa générosité
est inépuisable. Dans l’expérience des Eglises, il
est le ferment invisible, que l’on reconnaît à ses
fruits, tels qu’un saint Paul nous aide à les
discerner dans la vie spirituelle des chrétiens: dans
leur prière qui retrouve son sens de louange et de
gratitude, en même temps que son audace confiante: dans
les communautés vivantes, pleines de joie et de charité,
que 1’Esprit Saint suscite et transfigure; dans
l’esprit de sacrifice; dans l’apostolat courageux et
l’action fraternelle au service de la justice et de la
paix. Eu tous, l’Esprit Saint stimule la recherche du
sens de la vie, la poursuite obstinée du beau, du bien
au-delà du mal; on le reconnaît à travers l’espérance
de la vie qui jaillit plus forte que la mort, et à
travers cette eau jaillissant qui murmure déjà en
nous: « Viens vers le Père ».
L’Esprit
Saint agit dans le personnes —
dans
le plus simples comme dans celle qui tiennent un rang élevé
— et
dans les communautés, à commencer par ces petites
Eglises domestiques que sont les familles. C’est à
Lui que se relie le réveils des vocations dans
l’Eglise —
vocations
de prêtres, de religieux, de personnes consacrées, de
laks apôtres — mais plus généralement le réveil de la vie chrétienne conçue comme
une vocation. Oui, grâce à Dieu, on assiste aujourd’hui
à un tel réveil, et on recourt plus volontiers à
l’Esprit Saint! C’est dire la nécessité, à cet égard,
d’une bonne théologie, d’une saine ecclésiologie,
qui montre la place des charismes dans l’unité de
l’Eglise, en lien avec les ministères institués
aussi par l’Esprit, et d’une profonde théologie
spirituelle.
Avec
vous, j’espère que les études de ce Congrès
contribueront à fortifier en tous sagesse, confiance,
joie et espérance, dans la foi en cette présence de
l’Esprit Saint, dont vous avez mis en valeur, certes,
le contexte culturel, historique et théologique, mais
aussi la portée oecuménique et la finalité
salvifique. Je souhaite que les pasteurs en sortent
renforcés dan l’exercice de leur ministère et de
leur magistère, que les théologiens en soient encouragés
dans la poursuite de leurs travaux, que tous les fidèles
en soient affermis dans leur foi, et que tous ceux qui
ne la partagent pas en ressentent comme un secret désir
et une ardente attente.
Il
y a une grâce spéciale que nous attendons de
l’Esprit Saint et sur laquelle je me permets
d’insister. Le Concile Vatican II reconnaître qu’en
notre temps, l’Esprit Saint, « principe de l’unité
de l’Eglise », est en train de susciter chez les
croyants des diverses confessions chrétiennes un
mouvement croissant vers la pleine communion dans la même
foi (cf. décr. Unitatis redintegratio, nn. 1, 2, 4).
L’oecuménisme est avant tout un « mouvement
spirituel » et c’est pourquoi il ne peut naître et
se maintenir sans la « conversion intérieure » du «
coeur », c’est-à-dire sans le renouveau permanent
auquel l’Eglise est appelée par le Christ (cf. ibid.,
n.
6). Conversion à une « espérance contre toute espérance
» (cf. Rm 4, 18) et à la charité fraternelle (cf. décr.
Unitatis redintegratio, nn. 7, 12. La pleine unité des
chrétiens n’est pas un événement que la raison
humaine puisse prévoir: nous pouvons seulement l’espérer
comme un don de l’Esprit du Christ. Il ne nous est même
pas possible de connaître à l’avance les chemins
concrets qui permettront d’atteindre l’unité
future, si attendue, de toutes les Eglises chrétiennes.
Ici encore, « l’Esprit vient au secours de notre
faiblesse; car nous ne savons que demander pour prier
comme il faut; mais l’Esprit lui-même intercède
pour nous en des gémissements ineffables» (Rm 8,
26). En ce qui nous concerne, nous n’avons donc qu’à
nous confier sans réserve à la conduite mystérieuse
de l’Esprit Saint.
Et
je puis bien vous confier, en terminant, que le Pape lui
aussi prie ardemment l’Esprit Saint: pour se mettre à
son écoute dans l’accueil de la Parole de Dieu et de
la tradition vivante de l’Eglise, mais aussi dans la
prière personnelle, tout au fil des jours; pour être
docile aux inspirations de l’Esprit Saint, pour le
servir avec la plus grande disponibilité, afin de réaliser
l’oeuvre qu’il confie au successeur de Pierre,
pour le bien de toute l’Eglise, pour sa fidélité,
son unité, son renouveau spirituel; et cela en union
avec les pasteurs de l’Eglise. Priez aussi pour moi
Hier, en fêtant l’Annonciation du Seigneur, nous
avons contemplé Marie, en qui le Verbe de Dieu s’est
fait chair par l’opération du Saint-Esprit. Elle est
comme l’Epouse de l’Esprit Saint, toute disponible
pour accueillir et réaliser son oeuvre. Qu’elle nous
obtienne de Dieu une disponibilité toujours plus grande
à cet Esprit.
J’ai
commencé avec saint Paul. Permettez-moi de terminer
avec lui: « Ne contristez pas l’Esprit Saint de Dieu,
qui vous a marqués de son sceau pour le jour de la rédemption
» (Ep 5, 30). « Puisque l’Esprit est notre vie, que
l’Esprit nous fasse aussi agir» (Ga 5, 25).
Avec ce souhait plein
d’affection, j’implore sur vous les bénédictions
de Dieu: que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père,
le Fils et le Saint-Esprit!
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